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14 résultats trouvés pour Admin

position au 23 juin

par Admin
le Mer 7 Oct - 20:28
 
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Sujet: position au 23 juin
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position au 2é juin

par Admin
le Mer 7 Oct - 20:26
 
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Sujet: position au 2é juin
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position au 21 juin




Les groupements Héricourt, Bissy et Brillat-Savarin se replient durant la nuit du 20 au 21 juin sur la nouvelle ligne de défense au sud du groupement Clarion.
Le principe de la coupure humide est toujours maintenu. Il s'appuit du nord au sud sur le Rhône, sur le Guiers, la cluse de Voreppe et sur l'Isére.

Les éléments de la 13 DIM entre en contact avec le groupement Clarion à Culoz.
par Admin
le Mer 7 Oct - 20:25
 
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Sujet: position au 21 juin
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position au 20 juin



Le 20 juin les troupes allemandes rentrent au contact des groupes Héricourt, Brillat Savarin et Bissy. Après avoir combattu jusqu'aux soir les groupements de défense reçoivent l'ordre de se replier sur la nouvelle ligne de défense.
par Admin
le Mer 7 Oct - 20:23
 
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Sujet: position au 20 juin
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position au 19 juin




Le 18 Juin la ville de Lyon est déclarée ville ouverte à la demande de son maire, les ponts de la ville sont donc offerts aux divisions allemandes dont la GrossDeutchland (auteur de massacre de prisonniers du 25 RTS et du 405 RADCA).

Le plan de défense doit dont être adapté dans l'urgence. le groupement Cartier ne peut donc plus s'appuyer sur le Rhône ce qui va singulièrement compliquer sa mission.

il faut donc créer des bouchons en périphérie de l'agglomération lyonnaise dans le bute de ralentir l'avance des troupes allemandes.

Le groupement Héricourt continue de s'appuyer sur le Rhône mais doit défendre en plus son flanc gauche.

Le groupement Brillat-Savarin doit se porter au Sud du précédent groupement et couvrir la zone comprise entre la route Lyon - Grinoble et le Rhône (sud de Lyon).

A cette date la 13 DIM allemande quitte Lyon en direction de Lagnieu et des éléments descendant du Jura arrivent à Châtillon en Michaille.
par Admin
le Mer 7 Oct - 20:22
 
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Sujet: position au 19 juin
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position au 18 juin



sur cette carte nous voyons les positions de défense misent en place par les généraux Prétélat et Cartier. Le Rhône sert de support à la ligne de défense principale. La destruction des ponts doit fournir un obstacle suffisant pour stopper les troupes allemandes.

De l' ouest à l'est nous trouvons les groupements : Héricourt -Bissy - Clarion et le Secteur Défensif du Rhône ou S.D.R.
par Admin
le Mer 7 Oct - 20:19
 
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Sujet: position au 18 juin
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25éme régiment de tirailleurs sénégalais

Voici une nouvelle rubrique pour collecter toute les informations sur ce glorieux régiment à l'existence éphémère (avril-Juin 1940).

Donc appelle à toute les bonnes volontés. Merci à "le Gone" qui nous à permis de compléter l'organistation du régiment.

Création du Régiment :

Le régiment à été créé le 16 avril 1940 au camp de Souge prés de Bordeaux à partir de tirailleurs provenant de trois dépôt d'A.O.F ( le 1er bataillon à été formé à Tiaroye (sénégal, 30 km au nord de Dakar), le 2ème à Ouakam (banlieue de Dakar) et le 3ème à Ségou (Mali)). Il est rattaché le 30 avril à la 8éme D.I.C. Début Juin cette dernière quitte Montélimar pour rejoindre le théâtre d'opération du Nord-Est et laisse en route le 25 RTS à Lyon au profit de l'armée des Alpes.

Le 25 R.T.S. est composé de trois bataillons :

Organisation :

Chef de corps : Colonel Bouriand

1° Bataillon :
chef de bataillon : Commandant Alaury.
1e Compagnie : Lieutenant Mané
2e Compagnie : Capitaine Noury
3e Compagnie : capitaine Gouzy.
4e Compagnie : Cie d'accompagnement :
2° Bataillon :
chef de bataillon : Commandant Dumont.
5e Compagnie : Capitaine Clément
6e Compagnie : Lieutenant Defoly
7e Compagnie : Lieutenant Jacmaire
8e Compagnie : Cie d'accompagnement : Lieutenant Roberty
3° Bataillon :
chef de bataillon : Commandant Letang.
9e Compagnie : capitaine Tournier.
10e Compagnie : capitaine Jacquemard.
11e Compagnie : capitaine Raymond.
12e Compagnie : Cie d'accompagnement


Combats[/u] :

1° Bataillon : il occupe le 19 juin des positions sur la RN6 dans le triangle "les Cheres-Lisieux-Chasselay".
La 3e Compagnie de ce 1/2e RTS (capitaine Gouzy) a la mission principale sur la N 6. Elle tient les PA 5 (Chasselay), 6 (Montluzin), 7 (Montfort ferme) et 8 (Lissieu).
2° Bataillon : il occupe le 19 juin des positions sur la RN7 dans le triangle "Arbresle-Fleurieux-Lentilly".
5e Compagnie du capitaine Clément à l'Arbresle combat du 19 au 20 juin

3° Bataillon : il est rattaché au groupement Bissy est occupe le secteur "Lagnieux-Briord". Il combat à Sault-Brénaz. Suite à son replis dans la nuit du 20 au 21, il combat sur le Guiers et aux échelles.

Citation :

Citation : Mama Syniobo – 25e RTS : Combats des Echelles

Tirailleur

Excellent tirailleur, observateur de la section. Plein de courage et d’entrain endiablé, a été du plus bel exemple pour sa section, au combat des Échelles, le 24 juin 1940. Fait prisonnier à trois reprises différentes, a réussi à chaque fois à s’évader et à reprendre le combat. En dernier lieu, a traversé à la nage, tout équipé, une rivière torrentueuse sous le feu de l’ennemi et a rejoint une unité française puis, enfin, son bataillon.

Citation à l'ordre du Corps d'Armée : "Ferbos, aspirant au 25e RTS

Aspirant de réserve, chef de section d'engins. Au combat de Sault-Brénaz, le 20 juin 1940, a fait l'admiration unanime de ses chefs et de ses subordonns européens et indigènes, par son calme, courage et sang-froid sous les feux ennemis d'infanterie et d'artillerie. A, par son action personnelle, empêché l'ennemi de jeter un pont de bateaux sur le Rhône. S'est à nouveau particulièrement distingué au combat de Les Echelles, le 24 juin, où, par le feu ajusté de ses mortiers, il a réussi à ralentir très sérieusement l'infanterie ennemie et est intervenu efficacement contre les engins blindés". Le présent ordre comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile vermeil. 12 octobre 1940.

Uniformologie
par Admin
le Mer 7 Oct - 20:17
 
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Sujet: 25éme régiment de tirailleurs sénégalais
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effectif du groupement Cartier

1) Sous Groupement de Héricourt

Infanterie : I/142e Régiment régional (17-06)

Artillerie : 1 pièce de 47 de marine (17-06) à confirmer

2 (14 et 141éme) sections de 65 porté (17-06)

Chars : 2 sections non identifiées.

Dans la région Rhône-Alpes deux régiment régionaux disposent de chars de combat, le 142éme et le 143éme.
Le 142 RR dispose de 3 sections de chars FT17/31 pour la protection de Lyon.
Le 143 RR dispose quant à lui d'une section de 4 FT17/31.
On trouve aussi la 10éme BIC composée de deux sections de deux chars affectées à la défense de l'aéroport de Bron.

nous avons donc pour le groupement Cartier au moins 24 chars FT 17/31 en ligne.


2 Cies du dépôt d’infanterie n° 142 (23-06)

4e Cie du 343e RI

Groupe forestier n° 10




2)Sous Groupement Trolliet

Infanterie : 93e Bataillon de chasseurs à pied

2e Cie du dépôt d’infanterie n° 143 (23-06)

Bataillon du dépôt d’infanterie n° 142 (23-06)

99e Régiment d’infanterie du dépôt d’infanterie n° 142

Artillerie : 1 section de 75 du Centre d’organisation d’artillerie automobile de Valence

1 canon de 25

1 pièce de 155 C tracté (24-06)

Génie : 2 Cies du Dépôt du 4e Génie


3/ Sous Groupement Délivré

Infanterie : 2 Cies du dépôt d’infanterie n° 73 (24-06)

1 Cie du 73e Régiment régional (24-06)

Artillerie : 2 sections de 65 (24-06)


4/ Sous Groupement Dumont puis Douard

Infanterie : II/20e Régiment d’Infanterie coloniale

614e Régiment de Pionniers

Artillerie : quelques pièces de marine de 47 et 65

Air : 31/102e Cie de l’Air


5/ Sous Groupement Clarion

Infanterie : 1 Bataillon du dépôt d’infanterie n° 147 (17-06)

10e Cie du 1er Bataillon de tirailleurs marocains (22-06)

1 Peloton de Gardes républicains mobiles de Bourgoin (22-06)

1 Cie du 141e Régiment régional (22-06)

2 Cies du 614e Régiment de pionniers (22-06)

Artillerie : 1 Section de 105

Train : 142e Groupe régional du Train


6/ Sous Groupement de Bissy

Infanterie : III/25e Régiment de tirailleurs sénégalais (16-06)

11e et 13e Cies de marche du dépôt d’infanterie n° 143 (16-06)

Demi-Cie du 143e Régiment régional (16-06)

Chars : 145e Section (3 FT 17) (16-06)

Peloton 6/14 de Gardes républicains mobiles (18-06)

Bataillon du 145e Régiment régional (21-06)

Chars : 145e Section (3 FT 17) (16-06)

Artillerie : 3 Batteries de 3 pièces de 75 du Centre d’organisation d’artillerie automobile de Valence (16-06)

1 Section de 75 P (18-06)

1 Section de mortiers de 60 et de 81 (19-06)

2 Sections de 65 de montagne (21-06)

1 Sections de 75 hippo (21-06)

2 pièces de 65 (22-06)

2 pièces de 65 (nuit du 22 au 23-06)

1 pièce de 155 C du dépôt de Briançon (23-06)


7/ Sous Groupement Brillat-Savarin

Infanterie : 1er Bataillon de tirailleurs marocains du dépôt d’infanterie n° 145 : capitaine GALLIEN très certainement des élément du 5éme R.T.M. de Bourg-Belley (19-06)

1er, 2éme et 3éme bataillon du D.I. 145 de bourg en Bresse (19-06)

1er, 2éme compagnie du D.I. 142 de Lyon (éléments) en provenance de Sathonay ?) (19-06)

I et II bataillons du 76e Régiment régional (19-06)

Cavalerie : Dépôt de cavalerie n° 14 : 2 escadrons (19-06)

Éléments du 404e Régiment d’artillerie de DCA (19-06)



Éléments du dépôt d’infanterie n° 143
Centre d’instruction divisionnaire n° 66 (22-06)

2e Cie du 614e Régiment de pionniers (22-06)

Chars : 1 Section du 504e Régiment de chars de combat

Artillerie : 1 batterie de 65

2 batteries de 75

1 section de 105 (24-06)

1 section de 47 de marine

Éléments du 404e Régiment d’artillerie de DCA



1 section de chars

1 section de 47

Génie : 1 Cie
par Admin
le Mer 7 Oct - 20:13
 
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Sujet: effectif du groupement Cartier
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bombardement de Culoz

ace à l'avancée allemande, le groupe 1/12 rallie Blida en Algérie le 22 juin tandis que le groupe 2/12 reçoit le 24 juin l'ordre de bombarder les ponts de bâteaux de Sault-Brenaz au sud d'Ambérieu en Bugey ainsi que le pont routier de Culoz.

Le groupe II/12 est équipé de bombardier d'attaque au sol LéO 451. Il s'est illustré lors de la bataille de Sedan. Il est replié à Istres depuis le 15 Juin et compte une petite douzaine d'avions pérationnels


ref :
Mayer (André), Paquier (Pierre) via Soumille (Jean-Claude), Le GB II/12 dans la tourmente, Aviation Française Magazine No3 Avril-Mai 05.
SHAA, Historique du Groupe de Bombardement II/12 ( rédacteur cdt.Pasquier), Service Historique de la Défense: Centre Historique des Archives, Département de l'Armée de l'Air.
par Admin
le Mer 7 Oct - 20:12
 
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Sujet: bombardement de Culoz
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cartographie au jour le jour (provisoire).

situation au 20 Juin 1940 :



Dans le département de la Drôme la ligne défense s' appui comme il est de règle sur une coupure humide, dans le cas présent, il s'agit de l' Isère entre St Nazaire de Royans et sa confluence avec le Rhône. Les forces en présences constituent le groupement défensif de la basse Isère (rivière). Sa mission est d'interdire le passage des ponts. Ces missions est facilitée par la destruction de la totalité des ponts le 22 et 23 juin.
A l'ouest le Gpmt Déf. de la basse Isère s'articule avec la 1ére Brigade de Spahis (6° RSA et 4° RSM) qui tient les berges ardéchoise du Rhône. Cette dernière s'est illustrée lors des combats de la Horgne et est donc fortement aguerrie. Elle va donc agir comme un buttoir pour les éléments la 4éme Panzer Division qui vont alors concentrer leurs efforts sur le G.D. de la basse Isère.


Journée du 21 juin 1940 :



Le 21 juin les troupes allemandes se présentent à en début d'après-midi au pont Serrières et à Andancette. Ils arrivent à 20h30 à Saint Vallier où ils prennent 50 otages pour garantir la non destruction du pont.

Journée du 22 juin 1940 :



Vers 13 h30 les premiers unités allemandes se lancent à l'assaut du pont pour attendre Andance. Après ne heure de combat les allemands renoncent, car au nord le pont de Serrières est franchi. Durant l'après midi les troupes allemandes ne lancent qu'une reconnaissance sur la route Serrières-Annonay, se repliant à la vue des premiers élément du 4° RSM. A 22 heures les allemands attaquent de nouveau le pont avant de renoncer sur les coups de 2 heures du matin.
Au début de l' après midi deux automitrailleuses pénètrent dans Romans.

Journée du 23 juin 1940 :

La ville de Romans est fortement tenue par les troupes allemandes

Journée du 24 juin 1940 :



La journée est marquée par de nombreux combats dans les villes voisines de romans et Bourg de Péages. Et part les derniers gains territoriaux de l'armée allemande qui pousse jusqu'à Pont sur Isère .
par Admin
le Mer 7 Oct - 20:09
 
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Sujet: cartographie au jour le jour (provisoire).
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combat de la première brigade de spahis

Commandant de la brigade :

Colonel Jouffrault Paul (membre de l'Armée secrète il est arrêté le 4 août 1943 et déporté au camp de Natzweiler-Struthof où il y trouva la mort le 5 juin 1944.)


Insigne du 6° Régiment de Spahis Algériens
Insigne du 4° Régiment de Spahis Marocains


Organisation théorique d'un régiment de spahis.

La 1° BS est renforcée par le

20° GRCA (Lt-Cl Cottin),
par 3 pièces de 75 mm commandées par le Capitaine Chapuis, ces pièces sont issues des restes du 311° Régiment d' Artillerie Portée qui a été décimé en Champagne,

par un bataillon du 75° Régiment Régional originaire d'Alsace
et par 2 pièces antichar de 47 mm modèle 1937.

Juin 1940, Vallée du Rhône

Ce triste mois de juin 40 verra aussi d’autres spahis lutter héroïquement jusqu’à la dernière minute, pour la défense du sol national.
Après s’être battue en mai, d’abord au Luxembourg, puis à Longwy et dans les Ardennes, la 1° Brigade de spahis, commandée par le colonel Jouffrault et composée des 6° spahis algériens et 4° spahis marocains, se trouve transportée, en Savoie que menace la prochaine entrée en guerre de l’Italie. Partie le 5 juin à 1 h 40 de la gare d'Autry, la brigade atteignit la Savoie vingt sept heures plus tard, soit le 7 juin 1940.

Dix jours plus tard, les évènements s’étant précipités, elle reçoit de nouveau l’ordre de s’embarquer, pour être transportée vers l’Ouest. En effet, le 10 juin, les allemands, descendant la vallée de la Saône, approchent de Lyon, déclarée ville ouverte qu'ils atteignent le 19 juin.

A peine débarquée à Vienne, Saint-Rambert, et Saint-Vallier, la 1° Brigade reçoit la mission de ralentir la poussée ennemie dans la vallée du Rhône, au Sud de Lyon, à l’Ouest du fleuve.
Pendant la dernière semaine de la campagne, la ténacité et l’efficacité de sa résistance forceront l’admiration de tous.
Mis à la disposition du général Doyen, commandant le 18° CA, les deux régiments occupent des positions successives à l’Ouest du Rhône, pour finir par s’installer défensivement, dans la nuit du 20 au 21 juin, sur la ligne Annonay-Andance et à Condrieu, dont le pont est détruit le 20 Juin.


Pont de Condrieu avant et après et la protestation municipale.
"Jeudi 20 juin 1940, 10 heures les Généraux Hartung (gouverneur militaire de Lyon, NDLR) et Olry ont donné l'ordre à une équipe du 4éme génie de faire sauter le pont sur le Rhône, inauguré le 11 juillet 1937.
Cet ordre précipité n'était motivé par aucune urgence, les troupes allemandes se trouvant à ce moment là à une trentaine de kilomètre au nord; il a été exécuté malgré les protestation et les conseils de Mr Pierre Marchand maire des Roches de Condrieu qui avait demandé d'attendre la dernière extrémité et surtout en invoquant la demande d'armistice qui a en effet été signée quatre jours après, le 24 juin à 19h30.
Toute la population a été écœurée par la folie de destruction des ouvrages d'art dans la région = 50 ponts environs dans le Rhône et l' Isère".

Tandis que le 6° spahis doit interdire à l’ennemi l’axe Serrières-Andance-Sarras-Arras, le 4° est chargé de tenir le front Annonay (inclus), Andance (exclu).

Autours de Condrieu sont amassés le 6éme RSA (sauf l'escadron Fauré) le bataillon du 75° Régiment Régional originaire d'Alsace et les 2 pièces antichar de 47 mm modèle 1937.
A Annonay et Andance se trouve la moitié de l' escadron de mitrailleuses et engins et un 1/2 escadron du 4° RSM.
L'autre moitié de l' escadron de mitrailleuses et engins et un escadron du 4° RSM ainsi que deux pièces antichar de 25 mm sont placés en réserve à Pélussin.

Journée du 21 Juin


Carte des combats du 21 Juin.

L'avancée des troupes allemandes est renseigné par le 20 GRCA, par les employés des postes et par des particuliers dotés du téléphone.
L'ordre est donné aux troupes de se replier sur la ligne Annonay-Andance. Le 75 RR est transporté en réserve à Tournon.
La Brigade reçoit ce jour le renfort d'une batterie de 65 mm de montagne issue de la batterie d'instruction du 94° RAM de Nice. Cette pièce est commandée par le Lt Palloc.

Pièce de 65 mm de montagne modèle 1906 (portée max 5500 m.).

De nombreuses barricades sont organisées en point d'appuis (Davezieux, Saint-Cyr, Saint Etienne de Valoux, etc).
Des éléments du 6éme RSA et un 47 AC se répartissent sur les berges du Rhône entre Andance et Arras. L'escadron Chabot tient quant à lui le pont de Serrieres.



Forte de son expérience acquise lors des combats précédents, la brigade disperse ces 750 mines antichar sur le secteur, des réserves d' essences sont constituées dans les étages des maisons surplombant la route pour incendier les blindées et de nombreux fils de fer sont tendues en travers des routes dans le bute de tuer des motocyclistes allemands.

Durant la nuit une patrouille allemande constituée de moto et d'auto-mitrailleuse pénètrent dans St Vallier et y faisant prisonnier le groupe de la circulation routière s' y trouvant. Le pont St Vallier - Sarras se trouvent donc occupée par les troupes allemandes. Ces dernières envoient un civile s'enquérir du chef de la barricade se trouvant du côté de Sarras. Un sous officier se présente et est fait aussitôt prisonnier. Un groupe de 50 otages est constitué et placé sur le pont pour en prévenir sa destruction. Durant la nuit les troupes allemandes abandonne la position.

Pendant ce temps l'escadron Chabot repousse les attaques allemands jusqu'à 1h30, heure à laquelle il reçoit l'ordre de décrocher sur Annonay.

Une forte attaque est lancée sur Andance par un bataillon d'infanterie appuyé par des blindés, des mortiers et des pièces d'artilleries légères. Le PC du Lt-Cl Goutel est presque fait prisonnier et ne doit sont salut qu'a une contre attaque française.


Journée du 22 Juin


Carte des combats du 22 juin.

A 2h00 du matin le QG de la Brigade quitte Sarras pour Eclassan où il s'installe au "Chateau des Près" propriété du commandant de la Roque, chef de bataillon du 14éme BCA.



Le commandement de la XVIIIéme Armée est très impressionné par l'intensité des combats et fixe comme nouvelle ligne de défense la ligne "Annonay-Ardoix-Tournon". Le point d'appuis de Sarras doit tenir aussi longtemps que possible pour permettre le décrochage des unités du secteur.
Le colonel Jouffraut est fortement opposé à cette ordre, jugeant que les berges du Rhône sont la meilleures des défenses. Les échecs allemands de la vieille illustrent son propos.
Le Général Doyen quitte sont PC de Lamastre pour se rendre compte par lui même de la situation, constatant la qualité des emplacements et le moral des troupes, il décide d'annuler son ordre.
L'escadron XXXXX est mis en réserve à Saint Jeure d'AY, la pièce de 47 AC et affecté au 75° RR.

La batterie du sous-lieutenant Palloc du 94° RAM harcelle les positions allemandes et les convois autours d' Andancette.
Des unités allemandes dépasse St Vallier mais butent à Tournon sur les P-A du 75° RR.


Carte des combats d' Andance le 22 juin

A 13h 50 une forte attaque est lancée sur le pont d' Andance appuyé par des avions, les combats durent 45 minutes. Les spahis tiennent toujours le pont.



A 19h Andance est victime d'une forte préparation d'artillerie, les Batteries Bulloc et Chapuis sont prise à partie par des obusiers lourds de 150 mm allemand. Une pièce est détruite et une autre retournée. Un escadron de spahis est renvoyé en renfort ainsi qu'un camion une ambulance et un médecin. Malgré le tir ennemis les pièces d'artilleries et les blessés sont évacué sur la côte 351.
A 22h une très forte attaque est lancée contre Andance. Pour soulager la localité, l'escadron Saint Quentin du 4° RSM doit lancer une attaque de diversion sur les arrières des troupes allemandes.
Dans la municipalité un combat de rue à commencé, l'escadron Gieure doté d'un 25 mm AC et de deux mitrailleuses Hotchkiss est encerclée dans le Nord de la ville. Les spahis arrivent a s' échapper mais les servent des mitrailleuses et du 25 AC ne voulant pas abandonner leurs pièces décide de combattre "sans esprit de recul". dans le centre ville, la municipalité est défendu maison par maison, les troupes d'assaut allemandes à court de grenades et surprise par la résistance des spahis se replient. Au même moment les deux escadrons du capitaines de St Quentin surgissent sur leurs arrières. Les allemands doivent abandonner Andancette.
Malgré le succès de la journée, le Général doyen donne l'ordre au troupes d'évacuer la ville à 0h15.

Le 4éme escadron du 6RSA est envoyé à Ardoix pour bloqué la vallée de l' AY.

Journée du 23 Juin

La batterie de 75 mm s'installe à la ferme de Bille, à 1,5 km au nord-est d' Eclassan. Au levé du jours cette dernière ouvre le feu sur des convois allemands sur la route de Saint-Vallier.

Du haut des tours du "château des près" situé à 450 m d'altitude le colonel Jouffrault voit se mettre en place de très nombreuses batteries d'artilleries.

Les généraux Freydenberg* et Doyen visitent le QG de la Brigade et félicitent les troupes pour leurs bravoures

*Le général Henr Freydenberg est né en 1876 et à fait sa carrière dans les troupes coloniales.
En septembre 1939, il est rappeler de sa retraire, et prend le commandement du corps colonial, puis le 5 juin 1940, il remplace le général Huntziger à la tête de la II armée, celui ci devient commandent d'un groupe d'armée. Le 12 juin devant la pression des forces allemandes, il porte son PC à Chateauvillain (hautes Marne) à 180 kilomètres de ses unité qui sont au contact des allemands. Le 13 juin, il ordonne au général Flavigny, chef du 21e CA de se replier "sans préoccupation d'alignement". Le lendemain l'ordre est renouvelé, Freydenberg porte son PC à Bourbonne les bains sur les arrières de la IIIe armée du général Condé. Celui ci écrit: "J'apprends que Freydenberg est à Bourbonne, loin derrière moi et au milieu de ma zone, à 160 kilomètres de la droite de son front. C'est renoncer à exercer son commandement dans les circonstances où il se trouve".
Les ordres donné le 15 juin au corps d'armée colonial du général Carles et au 21e CA est de "se replié le plus vite possible sans se préoccuper des voisins".
Lorsqu'il apprends l'ordre donner, le général Roucaud (1e DIC) s'exclame "La IIe armée s'est replié très loin et n'a guère de contact avec ses corps d'armée. Le général Freydenberg en sait assez cependant pour se mettre à l'abri et pour recommander au Corps d'armée colonial de foutre le camps!"
Le 15 juin, à Besançon, Freydenberg demande au général Prételat d'être placé en réserve de commandement, Prételat refuse, malgré tout l'état major suivra Freydenberg. L'EM de la IIe armée est à Louhans le 17, à Saint Galmier, le 18, à Tournon, le 19 juin, et le jours de l'armistice l'EM se trouve dans un séminaire à Aubenas.
Replacer dans les cadres de réserve en juillet 1940, il décède le 20 aout 1975 à l'age de 99 ans.
Le commandent Valluy chef du 3e bureau du 21e CA a écrit: "plusieurs milliers d'officier en retraite savent désormais que la IIe armée a fui".


Fanion de commandement du général Freydenberg (collection privée).

En début de mâtiné les allemands sont de retour à Andance et lance une patrouille en direction de Sarras. A 2 kilomètre au sud, ils rencontrent l'escadron Gieure qui avait été porté disparu durant la nuit et qui tente de regagner les lignes françaises à pied. Les spahis se retranchent dans une ferme et s'y battent jusqu'à la dernière cartouche.

Une embuscade est tendu par le 20 GRCA et un escadron du 4° RSM sur la route d'Andance à Serrières. Des camions allemands sont arrêtés. Dans lesquels se trouvent le lieutenant Gieure et 25 Spahis.

1°) Organisation des défenses :



Figure 1 : Défense française de la ville.

Le 1° groupe escadron du 6° RSA assure la défense de la ville de Sarras. Des barricades sont établies sur les principales voies de communications. Deux barrages successifs sont établis sur la RN 7 au nord de la ville. Le premier se trouve au niveau du pont sur la rive Ay, le second se trouve en retrait u niveau des premières maisons de l’agglomération. Ces barrages sont tenus par le Peloton du lieutenant Guettaz. Une autre barricade est établie sur le pont entre Sarras et St Vallier, elle est commandée par le Maréchal des logis Van plouck. Le premier escadron est appuyé par une pièce de 25 mm AT provenant et deux mitrailleuses provenant du 5éme escadron du régiment et par une pièce de 47 mm.

Combat du 23 juin :

A 11h une colonne allemande en provenance d'Andance se heurte à la barricade sur le pont routier de la rivière d'Ay tenue par le lieutenant Guettaf qui les reçoit malgré une ruse de ces derniers à coups de 24/29. Une importante préparation d'artillerie est déclenchée sur le nord de Sarras. Le pont ferroviaire est rapidement pris, mais une contre attaque à la baïonnette et à la grenade est mené par la section du Lt Fourquet du 2éme escadron qui trouve la mort durant cette action. Les allemands se replient dans un vergé entre le pont ferroviaire et le Rhône.


vue des ponts sur l'Ay à Sarras, le pont routier se trouve sur la droite.

Le barrage sur le pont routier est pris à partie par 6 chars, sous la pression il est abandonné au profit du second barrage 200 m en retrait. Ce barrage est installé derrière des maisons, dans les étages de ces dernières de l'essence est stocké pour pouvoir incendier les chars. Des spahis rampent jusqu'au char pour essayer de placer sous leurs chenilles des mines AC.
Les chars ne pouvant plus avancer une attaque d'infanterie est menée à travers les vergés, les jardins et les maisons pour essayer de déborder la seconde barricade. Une contre-attaque est menée par la section du Lt Tramoni se trouvant en réserve dans le centre de la ville ce dernier trouve lui aussi la mort dans cette action. A court de munitions les chars allemands se retirent.


Figure 2 : Carte récapitulatives des combats du 23 juin.

Une attaque est lancée à l'est à partir de St Vallier ayant pour bute la prise du pont, le chef de poste le Maréchal des logis Van Pouck est tué lors de l'action. Les allemands progressent ensuite vers le centre de la ville. La situation devient plus critique à 13 heures lorsqu’une attaque est lancée sur la barricade nord ouvrant ainsi un deuxième « front ». Néanmoins l'escadron Tramoni réussi à maintenir la situation.
A 14 h les troupes allemandes arrivent en vue du passage à niveau au sud de la ville.
L'escadron Guettaf exténué par les combats est remplacé par celui de Pazzis.
A 14h15 les allemands entrent dans la poste de St vallier mettant fin ainsi aux communications entre les différents éléments de la brigade. La batterie Chapuis ne pouvant pas agir efficacement pour la défense de Sarras, une pièce est déplacée sur la route de Saint Jeure d’ay à Saint Vallier. Elle est installée à 1,4 kilomètres sur les hauteurs de la ville.
Le pont de Saint Vallier est pris à partie par cette pièce de 75 mm à la 6éme salve les charges de destructions misent en place par le génie sont touchées, le pont s'écroule à 16h. Relachant ainsi la pression sur les défenseurs du sud-est de la ville. Durant le reste de la journée la pression allemande sur lae nord de la ville. La nuit est marque par de nombreuses escarmouches entre les spahis et des éléments allemands s’infiltrant dans les vergés.

Combat du 23 Juin dans le secteur d'Annonay :

Des éléments d'infanterie motorisées progressent sur la route de Serrieres à Annonay jusqu' aux barrages établis à la croix de la justice, Davezieux et St Cyr.
A 16 heures après une préparation d'artillerie une attaque est lancée sur ces barrages. Un char explose sur une mine à la Croix de justice ce qui met fin à l'attaque. Néanmoins les allemands réussissent à prendre pied dans le nord de Davezieux entres les escadrons Leroy et Almont. Les allemands se replient en laissant sur le terrain un PaK 37 endommagé. Seul me saillant au Nord de Davézieux est encore tenu.


Photo d'un PaK 37 prise en mai 1940

A 17 heures et 18 heures de nouvelles attaques sont lancées sans succès. Le général Doyen donne l'ordre de se replier au nord d'annonay (Vidalons) et au sud de Davezieux. Epuisés les allemands ne poursuivent pas les troupes français et se replie sur Serrières.


Carte des combat du 23 dans le secteur d' Annonay. Les attaques allemandes de 16 h et 18 h y sont représentées ainsi que le replie français et la réoccupations de la premières ligne de défense dans la soirée suite au replie allemand. La manœuvre de débordement du 20 GRCA est aussi représentée, elle vise à harceler les arrières des troupes allemandes.

Journée du 24 Juin

La nuit du 23 au 24 est à peu prés calme mais, le 24 au matin, les attaques allemandes reprennent, menées par une infanterie nombreuse, appuyée par des chars et de l’artillerie.
Nouvelles attaques en direction d'Annonay, le 4° RSM résiste appuyé par les pièces de 65 mm misent en batterie à Félix. Les avants postes de Davezieux et de la Croix de justice sont de nouveau abandonnés. vers 16 heures les lignes de défenses françaises (5 escadrons) se fixent sur le ravin de Cance appuyée par les 3 canon de 65 mm en batterie à Felix eux même protégés par deux barrages comprenant chaqu'un un 25 mm AC.
L'infanterie allemande progresse en direction d'Annonay une voiture blindée et détruite et une autre endommagée par les mines placées sur la route. Néanmoins la ville est atteinte, mais les troupes allemandes hésitent à pénétrer dans la ville préférant la contourner atteignant ainsi la ligne de défense du ravin de Gully ou les spahis livrent de nombreux combat au corps à corps. Les pièces de 65 mm ouvrent le feu. Le contournement de la ville est payant, des élément s'approche des pièces de 65 mm qui tirent au débouché, vers 18 heures le QG du Capitaine Chapuis est pris, le personnel s'échappe en abandonnant leurs véhicules et matériel.
Le lieutenant Mohamed et sa compagnie en réserve à Quintinas le lance dans une charge sabre au clair en direction d'aznnonay, les allemands d'abord surpris évacuent la route mais à Beaumarais ils opposent une sérieuse résistance. Les spahis sont obligés de décrocher en direction de Roiffieux où seulement 6 hommes arrivent. Les combat dans le ravin de Gance sont désespérés entre 19 heures et 20 heures. Le ravin est pris à partie par des mortiers légers et lourds, les spahis ne disposent quant à eux que de leurs mousquetons pour ce défendre.
Sur l'arrière des unités allemandes la compagnie Dauger tient toujours le "Pont des chevaliers" à la sortie sud d'annonay et intercepte les colonnes d'approvisionnement et d'évacuation allemandes.
Les pièces de 25 mm AC protégeant la batterie de 65 mm a été évacué en direction de Quintenas. Les combats au sud d'Annonay sont intenses jusqu'à 22 heures puis diminues progressivement jusqu' au replis des allemands mis à mal par la campagnie Dauger au pont des chevaliers qui empêchent tout ravitaillement par route.



A Sarras la situation devient de plus en plus difficile, à 7h00 les allemands ont infiltré les hauteurs autours de la ville essayant d'encercler la ville, mais heureusement la compagnie Vezin en réserve sur les hauteurs à l'ouest de la ville contrecarra la manoeuvre. A 8h15 un préparation d'artillerie s'abat sur la ville suivit par un assaut. Un rude combat de rue s'ensuit, les troupes française peut à peut du terrain. A 10 heures seul la partie ouest de la ville est encore tenue couverte depuis les hauteurs par la compagnie Vezins. Vers 10 h 15, cette compagnie est prise pour cible par l'artillerie allemande puis un assaut est lancé contre elle dans le but d'encercler les derniers défenseurs d la ville. Néanmoins la majorités des forces arrivent a échapper à la nase. Seul quelques élément du 1° escadron sont pris au pièges et se défendent jusqu' à la dernière cartouche (capitaine de Luget, Lt Pazzis et quelques spahis sont fait prisonniers).


carte récapitulative des combats du 24 juin à Sarras.

Vers 12 heures la brigade est renforcée par l'arrivée de 10 officiers et 200 hommes (dont des gardes mobiles) sous les ordres du LT-Cl Durand de Villers qui sont dirigés vers Sécheras et Lemps. Leurs mission est d'interdire l'accès au plateau d'Eclassan et de Tournon.
Deux compagnies de spahis (Lt de Fournoux) en réserve à Ardoix sont envoyés en arrières des troupes allemandes au nord de Sarras dans le bute de libérer les prisonniers capturés à Sarras. Depuis les hauteurs de Sarras Fournoux aperçoit une colonne de camions allemand à l'arrêt, il fait ouvrir le feu (mousquetons et 6 24/29). Les allemands répliquent par un tir de MG34 situés dans les ruines du château de Revirans. Les spahis décrochent. Des tirs d'artillerie battent les hauteurs pour neutralisés les différents troupes de harcèlement françaises. Trois avions d'observations allemands essaient de les repérer. Du fait des raides mener sur les arrières gardes allemandes la pression se relâche sur Sarras.
Durant la nuit les troupes françaises se replient sur la ligne St Romain- St Jeure d'Ay Cheminas. Les troupes encerclés dans Annonay force le passage sur le pont des chevaliers. 17 Spahis et 37 Chevaux se présentent dans les lignes françaises.

Le cessé le feux entre en vigueur le 25 juin. Les spahis restent sur place jusqu'au 1er juillet.
A Tournon le 75 RR abat un avion allemand (1 seul avion allemand semble avoir été abattu dans la région durant la période, il s'agit d'un Henschel 126 revendiquer par la chasse française, NDLR)

Toute la journée, les deux régiments vont lutter pied à pied, n’évacuant les positions d’avant-poste qu’après plusieurs heures de combat, résistant dans Sarras jusqu’à la fin de la matinée et aux débouchés Nord d’Annonay jusqu’au milieu de l’après-midi.
Ce n’est que vers 20h30 que la région d’Annonay sera abandonnée sur ordre du commandement.
Mais les spahis se cramponnent au terrain et, lorsque l’ordre de suspension des hostilités survient le 25 juin à 0 heure, il trouve la 1° Brigade de spahis prête à affronter de nouvelles attaques de l’ennemi sur une ligne allant du Sud d’Annonay aux abords de Sarras.
La route de Marseille, à l’Ouest du Rhône, est toujours barrée à l’envahisseur.

a) Citation à l'ordre de l'armée du général Weygand en date du 9 août 1940 :
«Splendide brigade commandée par le colonel Jouffrault composée du 6e RSA ( lieutenant-colonel de Goutel) et du 4e RSM (chef d'escadron Brunot)» qui, au cours des journées des 21, 22, 23 et 24 juin 1940, devant un ennemi supérieur en nombre et en matériels, grisée par une avance rapide, non seulement a brillamment résisté à ses attaques, mais l'a contre-attaqué à différentes reprises, le rejetant de positions conquises, et, montrant dans une mission de sacrifice un moral remarquable, a lutté jusqu'à l'épuisement total de ses forces pour l'honneur de nos armes»


Sources:
- "La bataille des Alpes 10-25 juin 1940" (General E. Plan and Eric Lefèvre)
- "La campagne de 1940" (Christine Levisse-Touzé)
- "Les Spahis au feu, la 1e Brigade de Spahis pendant la campagne 1939-1940" (Général P. Jouffrault) édition Lavauzelle. 272 pages - ISBN 2702508839, réédition, original de 1948 (17 septembre 2008)
- "Mai - Juin 1940 : les combattants de l'honneur" (Jean Delmas, Paul Devautour and Eric Lefèvre)
- "La bataille des Alpes 1939/1940” – Gazette des uniformes hors-série n°10
- Bulletin de liaison de l’association des amis du musée du canon et des artilleurs n°15 (juin 1995) – L’artillerie dans la bataille des Alpes en 1940, 1ère partie – Zone Nord.
- Collectif : "18 juin au 24 juin 1940. Combats retardateurs de la première Brigade de Spahis (4° RSM & 6° RSA). Pour la France, dans la vallée du Rhône : "sauvegarder l'essentiel" pp 10, 15. Bulletin de l'association "le Bournous" nouvelle série N°37 décembre 2007.
par Admin
le Mer 7 Oct - 20:05
 
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Sujet: combat de la première brigade de spahis
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groupement Héricourt

Journée du 18 juin :

Dans le plan original du général CARTIER la ligne de défense dans ce département est basée au nord et à l’est sur le cours du Rhône.
De Lyon à Lagnieu le groupement Héricourt forme une ligne de défense discontinue essentiellement axée sur les ponts.

Le 18 juin les pont de Jons et Loyette sont détruits.



A notée que le pont de Jons est le frère jumeau du pont de Groslée.


Journée du 19 juin :

Carte 2


Lyon étant à la demande de son maire déclaré ville ouverte ce plan de défense devient caduque. Ne pouvant plus s’appuyer sur les coupures humides le plan de défense est entièrement modifié. Le groupement Brillat-Savarin vient flanquer les flancs sud et est du groupement Héricourt.

Carte 3
par Admin
le Mer 7 Oct - 19:59
 
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Sujet: groupement Héricourt
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combat en Isère généralité

Au 18 juin :



Dans le plan original du général CARTIER la ligne de défense dans ce département se basée au nord et à l’est sur le cours du Rhône.
De Lyon à Lagnieu le groupement Héricourt forme une ligne de défense discontinue essentiellement axée sur les ponts. De Lagnieu à Saint-Didier le groupement de Bissy tient les mêmes objectifs.

Journée du 19 juin :



Lyon étant à la demande de son maire déclaré ville ouverte ce plan de défense devient caduque. Ne pouvant plus s’appuyer sur les coupures humides le plan de défense est entièrement modifié. Le groupement Brillat-Savarin vient flanquer les flancs sud et est du groupement Héricourt.



Le 19 les premiers éléments de la 13 DIM arrive à Lagnieu, se reporter au "post" Groupement De BISSY.
par Admin
le Mer 7 Oct - 19:58
 
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Sujet: combat en Isère généralité
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combat de Sault Brénaz

Le Groupement de BISSY a pour mission de défendre les berges du Rhône du pont de Lagnieu au Pont de Saint Didier.
Les principaux point de défense sont les ponts routiers de Lagnieux, Sault Brénaz, groslée, Evieux et Brégnier Cordon et les deux ponts ferroviaires de Villebois et Brégniers Cordon qui n'ont pas été reconstruits après guerre.



vue du pont ferroviaire non reconstruit après guerre



Les premières unités allemandes de la 13éme Division d’ Infanterie de Montagne prennent contact avec le groupement de Bissy dans le sous secteur du Commandant de Letang (entre Lagnieu et Briord).

Illustration : Récit des combat par l' Aspirant FERBOS du 25 RTS.


Organigramme théorique du 25éme R.T.S.

« 16 juin, Vertrieu, Pont de Sault Brénaz

Après être passés par ( ?) on nous dépose entre Vertrieu et le Pont de Sault-Brenaz.

1ère constatation – le paysage est splendide.


Figure 1 : vue générale de Vertrieu par le nord.

2e – cette vallée aux murailles à pic est infranchissable avec quelques éboulements.

Cette dernière constatation reviendra souvent dans ce récit hâtif, mais, hélas ! le Génie…

Une courte halte près de la jument malade et dans la cuisine du splendide château (Il doit s'agir du chateau de Serverin, NDLR), et nous revenons à pied au pont de Sault-Brénaz (4 km, NDLR).


Figure 2 : Vue de château de Serverin depuis le Rhône.

Avant la nuit, je fais mettre en batterie, tout en haut de la carrière mes hommes y coucheront. Moi je dîne à Sault (charmant patelin) et couche de l’autre côté de l’eau chez l’éclusier avec le capitaine Raymond, Senezergues et Grandjean car les boches ne sont pas très loin.


Figure 3 : Vue de Sault Brenaz par le Sud-est. On y voit la maison de l'éclusier cité par l'aspirant FERBOS. La première arche coté écluse sera détruite le 19 juin.

Nuit paisible. Avril se trouvait avec Rix, Delluc et Sournari en face de Lagnieu plus au nord, près du pont suspendu.


Figure 4: Pont de Lagnieu.

17 juin, Saulx Brenax

Il fait jour ; je puis me rendre compte du formidable défilé bien lamentable en vérité des armées en déroute. Des femmes au volant d’autos militaires, des petites voitures de bébé traînées depuis des dizaines de kilomètres. De nombreux camions ont fuit de Paris. Nous avons le privilège de voir les armées de l’ est défiler !!!! Ayant rencontré des Allemands à Dijon, ils ont remonté au Ballon d’Alsace puis descendu par le Doubs ! Invraisemblable ! Nous avons l’air complètement désorientés, nous qui restons, impuissants à endiguer ce flot humain qui ne répond pas à nos exhortations.

18 juin, Saulx Brenax

Le défilé continue, toujours aussi lamentable. 2 généraux dans une B 14 !.


Figure5 : Citroen B14.

L’escadre de Dijon (il doit s'agir du personnel technique de la B.A. 102 de Dijon dont les derniers éléments ont quittés la base le 13 Juin, NDLR) entraîne en ordre tout son matériel. C’est à peu près le seul matériel que nous ayons vu passer ! Je fais quelques achats chez les habitants complètement affolés. Là haut, nos préparatifs se poursuivent. Les dîners sont sympathiques. Le mousseux coule au dépens de la bonne humeur de Rodèze. Le repos nocturne est assez douteux sous la tente avec Montecatini.

Le capitaine Raymond me laisse royalement la paix, et c’est tant mieux. Mes mortiers, en parallélisme, font du tir masque sur le pont. J’attends. Entre le 16 et le 19, un mouvement dont je ne me souviens plus. Une journée et une nuit passée à Montalieu.


19 juin, Saulx Brenax. La Bagarre.

Durant la matinée, je poursuis mes achats dans les rares magasins demeurés ouverts. Les gens sont atterrés, affolés. L’exode se poursuit bien lentement puisque le barrage du pont est terminé, ce qui n’a pas l’air de plaire à un escadron moto qui passe ses engins par dessus, laissant de belles autos derrières. A midi, je remonte sur mon pigeonnier. Dîner excellent, je garde le souvenir ému de frites odorantes. Vers 14 heures, un grand silence. Attention à vos pièces. Je descends piller un camion de vivres et ramène 2 couronnes monumentales de pain ainsi que 6 ou 7 mitrailleuses complètes que des ouvriers espagnols en cape bleu marine m’aide à transbahuter. Planavergne mène une mitrailleuse en haut de la carrière. Les spahis partent (Ces spahis sont à ce jours un mystère, il n' y à pas d'élément de la 1er B.S. dans le secteur qui se trouvent à cette date en Ardèche. S'agit il d'éléments en retraite ?, NDLR)

15 h 45
3 automitrailleuses allemandes arrivent le long de l’allée, bien doucement. Le pont devient subitement désert et saute. Par malheur, les mitrailleuses de Sénézergues crachent à 600 mètres contre des blindés !!! Quelle connerie. Les autos qui nous ont repérée vont et viennent, nous envoyant de petits obus et de gentilles rafales. Je ne puis tirer sur ces objectifs mouvants (un seul obus tiré est tombé au but sur le pont !). Un peu surpris au début, je me ressaisis. Nous sommes bien abrités derrière notre masque. La ferraille passe au-dessus, d’autant qu’elle part de 50 mètres de différence de site. Je suis debout, la joue contre une branche, nu-tête. Un soldat (Lamaison) me dit « baissez-vous. Prenez votre casque ». J’obéis à son conseil. Un claquement. La branche est coupée nette. Merci, mon Dieu ! Je donne l’ordre de repli. Les mulets nous en font voir ! quelle honte ! Nous mettons prêt d’une heure pour faire 100 mètres ! L’adjudant Faireprotège notre repli. La 11e compagnie est partie. Des deux pièces de 75 qui ont tiré deux coups, nulle trace…et pourtant ils auraient pu travailler bien qu’ils n’aient que des fusants. Arrivés près de la route, les Allemands commencent à nous mitrailler. Les mulets se cabrent et envoient dans les fossés leurs voiturettes. Il faut dépanner au milieu des claquements. Amusant, les balles n’ont absolument aucun effet moral sur mon cervelet. Par exemple, à l’exemple de mes tirailleurs, j’utilise au maximum le remblai de la route. Le nez dans l’herbe humide, je rampe comme une couleuvre. Très amusant. Les Allemands, ajustent bien leur tir, 500 mètres en face, puis ils nous prennent en pitié, où bien l’usine de ferronnerie nous protège. Toujours est-il que nous atteignons sans encombre la maison à la fontaine où Dubois à chaud (une balle entre ses bras) puis le grand virage où je laisse ma section.


Figure 6: : carte des combats des 10 et 11° compagnie du 25 R.T.S.

Je rejoins péniblement le capitaine et vais reconnaître avec un civil et Dangereuil un emplacement de batterie, ce qui me vaut l’honneur de recevoir quelques rafales très personnelles. L’emplacement = 0. Seulement je remarque à la merveille où se trouvent les automitrailleuses qui nous canardent. C’est une ferme isolée avec un gros tilleul au milieu. Les autos vont et viennent dans les champs, ramassant des Français isolés et les portant sur leurs voitures puis les interrogeant le long du mur exposé au soleil, enfin, sirotant je ne sais quelle boisson, servie par je ne sais quelle femme, sous le tilleul, en fumant tranquillement la pipe. Les autos sont parquées dans le garage. Ce voyant, je descends à toute vitesse, reçois encore quelques rafales dans l’escalier, alerte ma section, me met en batterie. Hausse 1750 mètres, tire-court, tire long, tire au but, un grand nuage sort de la maison. Alors je tire encore 14 obus. Dangereuil me parlera le lendemain de l’efficacité des projectiles puisqu’il n’a vu sortir que 2 autos sur 5. Nous nous replions. Je suis complètement épuisé. Je ne puis avaler qu’un peu de confiture et je m’endors vers 10h1/2 dans la maison du mamelon à côté de Planavergne et de Montecatini. Le foin est bien doux.


20 juin

A 1 heure, le capitaine Lorties me réveille. En chenillettes, ils vont chercher du matériel à Saulx et même à Sutrieu (Sutrieu se trouve dans le Valromey à environ 50 km, distance peut compatible avec les performances d'une chenillette, il doit plutôt s'agir de Vertrieu ou Pourcieu, NDLR). La section Grandjean et Avice se replie la nuit de Vertrieu (sans perte) 1 ou 2 blessés seulement. Je me recouche à 3 heures du matin, je cherche le capitaine Raymond et surtout un emplacement de batterie. Je ne trouve ni l’un ni l’autre. Je suis complètement mouillé. Le jour se lève dans une brume grisâtre. Alors, dans la matinée je reçois l’ordre suivant : les Allemands ayant commencé à traverser le fleuve, je dois aller essayer de les arrêter ou tout au moins de les freiner. Cet ordre est absurde au premier abord, ou plutôt, je suis foutu, car je ne serai protéger par personne et pour m’en revenir inutile d’insister. J’ essais de discuter, puis, résigné, je m’en vais par derrière, avec un type du train qui connaît parfaitement la région, et un capitaine d’artillerie (Il doit s'agir du Capitaine MIALIN du COAA de Valence, bien que dans le secteur se trouve normalement la batterie de 3 canon de 75 du lieutenant FALCON). Au moment où j’écris ces lignes, j’éprouve un grand regret, celui d’avoir perdu mon contrôle de compte-rendu où j’avais mentionné minute par minute les événements qui suivent. Je me souviens cependant être arrivé dans la clairière et d’avoir chercher longuement un emplacement de batterie (et surtout un observatoire). Tout à coup, entre 2 branches, j’aperçois un beau spectacle. Le pont apparaît tout en bas à 1800 mètres. La barricade n’existe plus. Sur le pont et aux alentours, une véritable fourmilière. Le pont est recouvert d’énormes madriers de bois blanc qu’apportent de grands camions. Cette fourmilière marche avec un ensemble extraordinaire. J’entends distinctement les ordres ! Le capitaine d’artillerie s’impatiente ! Quel culot. Sa 1ère constatation ? impossible de mettre des 75 ! et pourtant ! Mes voiturettes réussissent à gagner l’orée du bois. On décharge le matériel. On met en batterie rapidement. Je pointe sur une prairie en V puis sur une branche. La correction s’ avéra exacte. 1er obus. Non vu. 2e, non vu. 3e, non vu. Pour le 4e, j’augmente la portée. Tire. Au centre du pont ! Formidable. Le capitaine qui, paraît-il attendait ma hausse d’essai, n’attend pas son reste. Il fout le camp. Alors la journée va s’écouler toujours la même. Mon personnel bien planqué dans le bois, moi-même bien camouflé, j’observe le pont. Quant les Allemands deviennent trop nombreux. Tire, au but. Je les vois qui se couchent ou courent à toute vitesse. Après les explosions, on en voit qui restent couchés, ou bien qui se tiennent le ventre avec leurs 2 bras, pliés en 2. Je vois aussi un vélo filer en l’air, un bras demeurant accroché au guidon. Il y en a qui rampent. Il y en a qui ne bougent plus. Suis-je ému ? Oh ! non ! Je me crois à l’exercice. Nous sommes si loin que je ne les vois pas souffrir et c’est tant mieux. Le jeu se poursuit. A un moment donné, ils tirent sur une clairière située à 500 mètres de nous, du 105. Ils ne nous ont pas repéré. Montecatini voit une péniche pneumatique traverser le fleuve. Après une correction impeccable. Tire au but. Les corps partent à la dérive. Ces bateaux ne nous disent rien de bon. Un fait est certain, c’est qu’ils ont réussi à faire traverser le fleuve aux éléments d’infanterie. Si ces éléments montent vers nous, on est coxé ! Par bonheur, les buis doivent freiner leur ardeur. Néanmoins je place tous mes fusils disponibles autour de moi. Je demande vers 11 heures je crois, un renfort, car ma situation est assez précaire ! Le malheur (ou mon bonheur) fut qu’on m’envoie un groupe de mitrailleuses et un section F.V.. Ils font énormément de bruit. Nous sommes repérés. Pour arriver à un meilleur résultat, un petit con de capitaine d’état-major (chasseur-alpin) vient me voir avec un sous-lieutenant. Voyant toutes les autos allemandes bondées de soldats qui repartent dégoûtés vers le nord, Monsieur ne fait rien de mieux que de dire à son jeune camarade : Si vous voulez faire un carton ! Tu parles, à 1800 mètres ! Quelle précision ! Le F.M. crache une rafale. En face, tout le monde s’arrête. Nous sommes repérés. Dans ½ heure, le 105 va commencer sa chanson. Effectivement, de 5 heures à 7 heures du soir, ils vont nous bombarder. Nous sommes couchés dans les taillis. C’est extraordinaire. Les obus tombent sur nous, à droite, à gauche. Toujours le même bruit. Suivant le chant du projectile, je me mets sur la droite ou sur la gauche d’un petit arbre derrière lequel je me suis caché avec Montecatini. Le bombardement s’effectue rationnellement de bas en haut, de droite à gauche. La situation devient intenable ! car nous ne sommes pas enterrés. C’est curieux, quant je suis à gauche, les obus tombent à gauche ; quand je suis à droite, ils tombent à droite. La pluie arrive. Une pluie comme je n’en ai jamais vu. Elle a quelque chose de bon, c’est d’arrêter tout mouvement des Noirs. Je m’explique. Sous le bombardement, ils étaient atterrés, lamentables ! Je les voyais couchés, immobiles, le regard blanc, sous les buissons puis tout à coup affolés, ils se mettaient à courir. Evidemment, leurs mouvements étaient aperçus des Allemands car les branches des taillis étaient agitées constamment. Nous étions alors mieux repérés.

Vers 7h1/2, Mars me fait dire de partir. Quand je pars, je m’aperçois que tout l’état-major et la mitraille sont partis depuis longtemps. Je reste seul avec Dubois et Planavergne et Montecatini pour ramener ce qui reste de matériel. La pluie tombe toujours aussi lourde. J’ai froid. Les cheveux collés aux tempes, le nez couvert de boue, je commence à partir, la culotte en lambeaux. Je doutais du succès de notre repli, d’autant qu’un papier du capitaine Raymond m’annonçait que les officiers Allemands avaient leur popote au café (fontaine) ! Je suis tellement fatigué que je ne goûte pas aussi que j’aurais du le faire une lettre de Daniel qu’on me donne à Porcieu. Dans ce dernier village, les gens nous regardent avec méfiance. Pensez donc ! Je continue à me replier avec toute ma section et tout mon matériel. Au croisement de la route nationale, je laisse Avice. Les 105 allongent leurs tirs. Je lui offre de la gnôle. Je m’en reviens à pied, car nous sommes trempés jusqu’au point géométrique de l’axe de la colonne vertébrale. Un peu de marche nous réchauffera. Je me souviendrai toute ma vie de l’arrivée à Montalieu. Le capitaine Lourties, un peu ému, me serre la main et me regarde en me disant : cher petit ! c’est tout. Je suis vraiment ému par son expression. Je comprends alors que j’ai fait mon devoir. Je suis heureux. Après de nombreuses hésitations, des cars arrivent et nous prennent. C’est un miracle que nous soyons pas prisonniers car, ainsi que nous l’apprendrons plus tard, une colonne motorisée partant de Lyon, marchait sur Bourgoin et la Tour du Pin. D’autre part, la section Dangereuil et la section Avice contenaient des éléments d’infanterie au carrefour (ou plutôt au grand tournant). Je suis tellement fatigué que je n’ai plus de réflexes. Dans le car, je m’endors profondément (je n’ai pas le courage de manger la galantine du capitaine). Avec le levé du jour, nous arrivons à Saint Béron. On laisse à Pont de Beauvoisin, Avice, Bascon et la compagnie Sommaire.
par Admin
le Mer 7 Oct - 19:34
 
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Sujet: combat de Sault Brénaz
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